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| | [Cours première année] Analyse monétaire | |
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Payda

Messages: 49 Date d'inscription: 03/08/2007 Age: 23
 | Sujet: [Cours première année] Analyse monétaire Mer 9 Jan - 0:53 | |
| Demain cours à DUMAS de 11h à 12h 14h à 16h en 102 à la place d'éco internationale puisque Mazerolle absent
Bibliographie :
BRAMOULLE & Augey Dominique LACOUE- LABARTHE : analyse monétaire
Don Patinkin : La monnaie, l'intérêt et les prix
Clower
Chapitre 1 : De l’offre de monnaie vers la demande de monnaie Section 1 : Des origines de la théorie monétaire §1 La théorie quantitative de la monnaie §2 Les implications et controverses Section 2 : Des intuitions sur la demande de monnaie §1 L’approche walrasienne §2 L’approche par les encaisses §3 L’approche par les transactions Section 3 : La préférence pour la liquidité §1 Une théorie du portefeuille §2 Une théorie monétaire de l’intérêt §3 La réaction néo-classique Chapitre 2 : la recherche des fondements microéconomiques de la théorie monétaire Section 1 : Les approches en termes d’équilibre partiel §1 Les amendements keynésiens A/ Le motif de financement B/ La « règle de la racine carrée » C/ La diversification du portefeuille D/ Des études empiriques §2 Monnaie et patrimoine : la théorie monétariste A/ La monnaie « bien de luxe » B/ La politique monétaire automatique Section 2 : Les approches en termes d’équilibre général §1 La synthèse néo-classique renouvelée A/ L’effet d’encaisse réelle B/ L’intégration de la monnaie dans l’équilibre général §2 Prolongements microéconomiques et controverses A/ La problématique de l’existence de l’équilibre B/ La problématique de la nature de la monnaie §3 Prolongements macroéconomiques et controverses
Introduction :
La théorie monétaire a évolué selon deux axes : si on part des origines on s'aperçoit qu'il y a eu deux formes de déplacement de la théorie monétaire Elle était à l'origine une théorie macroéconomique, et progressivement, elle est devenue une théorie micro économique. Mais qu'est ce qui fait que de la monnaie immatérielle puisse avoir de la valeur ? Une valeur positive ? différente de la valeur du papier dont il est composé : la macro a été dans l'incapacité de l'expliquer, ce qui explique le déplacement vers la micro, mais de manière très lente et progressivement. Au départ cette théorie était quasi exclusivement une théorie de l'OM. Elle est devenue progressivement une théorie de DM. Mais qu'est ce que la demande de monnaie ? Le marché de la monnaie est toujours un marché métaphorique, à ne pas confondre avec le marché des crédits. C'est une demande d'encaisse monétaire, ce que l'on garde par de vers soit, à savoir en banque. La demande de monnaie est donc la demande que nous voulons bien conserver. La notion de DM a été introduite de manière balbutiante dans la théorie monétaire et souvent de manière détournée ou contournée. On dit souvent que la DM a fait une entrée en force dans la littérature économique avec Keynes dans sa TG. Mais keynes ne parle jamais de DM, il utilise le concept de préférence pour la liquidité. Mais il est bien plus large que le concept de demande de monnaie. La liquidité est une affaire de degré. Cette DM a fait l'objet de préoccupations majeures. La théorie monétaire est devenue depuis Keynes, une théorie de la demande de monnaie.
Ces deux évolutions vont converger.
La DM fait l'objet de bien moins d'études aujourd'hui. Il y a depuis 2 décennies un véritable retour sur l'OM. Avec une prise de conscience que les institutions ont un rôle majeur alors qu'elles ont été trop longtemps négligées Aujourd'hui on considère que la monnaie a une dimension institutionnelle importante. A l'époque de la mondialisation, les seuls éléments de références que nous avons sont ceux des institutions. Cette préoccupation institutionnelle fait qu'aujourd'hui les économistes sont bien plus attentifs à l'OM qu'à la DM. On s'interroge beaucoup que la BC Européenne.
Partie 1 : De l'offre de monnaie vers la demande de monnaie
Chapitre 1 : Des origines de la théorie monétaire
La première théorie monétaire qui a pu être avancée est la TQM.
Section 1: La TQM
Il est habituel de mettre l'accent sur certains auteurs et très généralement dans 9 manuels sur 10 on dira que la TQM a été élaborée par Ricardo ( 19ème), représentant des plus célèbres de l'école classique. Cela dit, il est difficile d'affirmer que Ricardo fut le premier à avancer cette relation de causalité qu'exprime la TQM, puisque cette relation peut être trouvé dans bien d'autres écrits avant Ricardo. Il est donc difficile de fixer les origines de la théorie monétaire, de la même façon qu'il est difficile de fixer celle de la théorie économique, fixée arbitrairement en 1776 de Smith, La richesse des nations. Il est clair et il est évident que Smith a été un économiste qui a énormément influencé l'analyse éco, cela dit il semble aussi clair que Smith a repris un certain nombres d'idées qui avaient été énoncée avant lui, les lumières par exemple. Au XVI ème il y a eu une grande controverse entre Bodin et Malestroyt : ce fut en France et en Euroe un siècle d'inflation, encore que les taux d'inflation que l'on a connu à cette époque là, ne sont rien comparé au 20ème, mais le 16ème connu une inflation due à l'afflux des métaux précieux selon Bodin, ce qui était contesté par De Malestroyt. De Malestroyt consideré que c'était plutôt les dépenses publiques qui étaient à la source de l'inflation. Les deux avaient probablement raison mais clairement, l'idée d'une relation causale, de cause à effet, entre la quantité de monnaie et les prix était présente au 16ème, bien avant Ricardo, le 19ème. On trouve donc dans les propos de Bodin, tout ce qui concerne la TQM. Cette théorie va être retrouvé dans les propos de Hume, début du 18ème. Il influencera d'autres auteurs, tel que les classiques, dont Ricardo fait partie. Il faut cerner la pensée des auteurs représentatifs de l'école classique, qui part de Smith ( fin 18ème), jusqu'à la moitié du 19ème, John Stuart Mill, fils de James Mill ( 1848 : principes d'éco politique).
Ces auteurs classiques sont tous redevables à Smith pour son ouvrage sur l'essai et les causes de la nature de la richesse des nations. Puisque l'objet de préoccupation de tous ces classiques était : qu'est ce qui fait qu'une nation devient riche ? Jusqu'où peut on aller dans l'évolution de la richesse ?
Qu'est ce qui fait qu'une nation peut devenir riche ? C'est un sujet qui concerne la longue période, on ne devient pas riche du jour au lendemain, d'ailleurs les classiques ne distinguaient pas LT et CT. Smith : s'attaque de manière frontale aux mercantilistes car pour eux la richesse c'est le métal précieux. l'échange est inégal, si on veut gagner dans l'échange il faut être le plus riche en or. Les classiques considèrent que les mercantilistes ont tout faux, la vraie richesse n'est pas la monnaie mais l'aptitude d'une nation a réaliser la division du travail. La vraie richesse c'est l'homme, le capital humain. La monnaie n'est là que pour circuler pour alimenter les échanges, car l'acte d'échange débouche sur un compromis social, ce n'est pas un jeu à somme nulle. C'est une vision totalement différente. De fait, les auteurs classiques, vont adopter une approche dite dichotomique de l'économie. Ce qui fait que l'économie peut devenir riche dépend de facteurs humains et non monétaires. Les classiques faisaient comme si l'économie était divisée en deux secteurs :
Le secteur réel Le secteur monétaire
Cette division en deux secteurs de l'économie a fait d'eux des économistes dichotomistes, mais elle était justifiée par leur développement. Si l'économie devient riche c'est grâce aux hommes.
Dans le secteur réel de l'économie on va avoir le PIB (Y) soit un volume des transactions fonction des biens à échanger ( T).
T = f(Y) : plus on produit, plus on a de biens à échanger, plus le volume des transactions augmente.
Dans le secteur monétaire : OM (M) , cad qu'il s'agit de la quantité de monnaie en circulation ( M), la masse monétaire.
Il y a une séparation stricte entre les deux secteurs, il n'y a pas d'osmose entre les deux, on ne peut que les superposer.
M/T = P
P, valeur moyenne d'une transaction en monnaie, le prix unitaire en monnaie d'une marchandise imaginaire. P est une moyenne des prix. On en déduit la formule traditionnelle : M = PT Le plus impotant n'est pas le fait d'écrire cette formule mais que si on multiplie M par deux on multiplie les prix par deux.
2M/T = 2P
2M = 2P.T
==> Effet de M sur P. La signification de la TQM est que les modifications de M --> Variation de P Il découle une conséquence immédiate : c'est que si dans l'économie il y a de l'inflation ( hausse généralisée et continue des prix des biens de consommation). C'est une hausse qui s'auto entretient, ce n'est pas une hausse des prix d'un seul coup. On parle de spirale inflationniste. C'est un phénomène monétaire. Pas d'influence sur les phénomènes réels : neutralité de la monnaie. JB Say : voile de la monnaie ( les produits s'échangent contre des produits). L'inflation n'a pas d'importance, M n'a pas d'importance mais il faut quand même qu'il y ait suffisamment de monnaie. Pour Ricardo, il y a un problème. Il est le père fondateur de la division internationale du travail ( vin porto et draps anglais).S'il y a inflation, le PA de la monnaie diminue --> baisse de la compétitivité--> baisse des exportations--> hausse des importations--> commerce extérieur déficitaire. La monnaie n'est pas assez forte : paiement en or --> pas assez de réserves --> il faut éviter les abus de créations monétaires. Il fallait verouiller les billets sur l'or : la règle de l'étalon or. Paiement et stabilité des prix : les billets sont calqués sur l'or. S'il y a une entrée d'or -->Hausse de M --> Hausse de P --> donc on doit payer en or les importations --> baisse de M --> baisse P --> ajustement automatique, retour à l'équilibre monétaire.
2 conclusions :
Aucune référence n'est faite à la DM : c'est une théorie de l'OM C'est une théorie macroéconomique |
|  | | Payda

Messages: 49 Date d'inscription: 03/08/2007 Age: 23
 | Sujet: Re: [Cours première année] Analyse monétaire Jeu 10 Jan - 18:23 | |
| B/ Implication et controverses
L'inflation a une cause monétaire. Il faut donc l'éviter ou y remédier. 19ème : une grande controverse : deux grandes écoles : la circulation la banque Débat entre les buillionistes ( métallistes) et les « real bills doctery » ( le papier commercial; la doctrine du crédit réel). Il s'oppose sur la nature de la monnaie et sa gestion. Pour les Bullionistes : doit être calqué sur le métal précieux. Pour les real bills doctery, la monnaie doit etre calquée sur les crédits réels.
Ecole de la circulation : Ricardo (bullionistes) Ecole de la banque : Tooke
Ricardo appuie toute sa théorie sur la TQM. Pour lui, il faut appliquer un verrou aux autorités monétaires en leur assignant une règle. La monnaie doit être calquée sur l'or, et échangeable en banque contre de l'or. Il y a parité entre quantité d'or et de billets. Si on émets de nouveaux billets c'est qu'il y a une entrée d'or dans les caisses. Pour lui, l'offre de monnaie est une variable exogene, determinée en dehors d marché. L'OM est donc sous la coupe des autorités monétaires. Quand les autorités monétaires créent de la monnaie, elles sont indépendantes du marché des B&S.
Ricardo et Tooke sont d'accord sur un seul point : il faut accorder le monopole de l'émission de billets à une seule banque. Pour Ricardo, si on contrôle l'émission de monnaie de la banque d'Angleterre, on peut contrôler toutes les autres banques. Quand les banques ont des problèmes de trésorerie, c'est la banque d'Angleterre qui fait les prets.
Pour Tooke, c'est opposé à Ricardo : M = PT est evident. Il veut tester la relation entre M et O. Tout se fonde sur le crédit. L'OM est là pour répondre aux besoins de l'activité économique. Dans ce cas,l'OM est endogène. Si Y le PIB, augmente --> T augmente --> hausse de M --> hausse de P car M est endogène? Les banques sont en concurrence sur le marché du crédit.
Quand Ricardo disait si on contrôle la banque d'Angleterre on contrôle toutes les autres, cela implique une stricte relation de propotionnalité entre les billets de la banque d'Angleterre et les billets des autres banques, ainsi que la monnaie scripturale. Tooke était contre cette théorie. Il avait observé que les activité monétaires fluctuaient, la relation n'était pas linéaire.
Ricardo : vision restrictive de la monnaie : billets de la banque d'angleterre Tooke : vision expansive de la monnaie : Billets de la bq d'Angleterre + monnaie scripturale
Tooke dit que cela ne sert à rien de contrôler l'émission de billets car les agents substitueront avec de la monnaie scriptural. Donc il faut laisser les banques faire des crédits librement. Pour lui, l'inflation ne vient pas de la hausse de M. Dans l'économie il y a des goulots d'étranglement qui font que les coûts augmentent d'où l'inflation.
Tooke pense qu'il faut remedier à l'inflation, il a une attitude curative. Si on veut agir, il faut passer par le crédit, mais il est impossible de contrôler le niveau des crédits (prets des banques ...) Il faut un contrôle indirect sur le crédit. Le taux d'interet, le prix du crédit est fixé par la BC d'Angleterre. Quand on est en crise, il faut élever le taux d'interet ce qui permets d'attirer les capitaux étrangers en quête de placement rentables : entrée de devises. Si inflation : balance exterieure dficitaire avec les entrées de devises on peut payer ce déficit. Selection naturelle des entreprises, les plus rentables perdurent et les plus faibles sont eliminées. Rules ( ricardo) VS Discretion ( Tooke)
2 visions différentes du rôle des institutions, des pouvoirs publics sur la monnaie. Rules : le seul rôle des autorités publiques est la stabilité Discretion : rôle pour la souplesse, quand ca va mal, les pouvoirs publics doivent intevenir.
Le taux d'interet doit se former par la rencontre de l'O&D de crédit, il ne faut pas du tout intervenir sur le taux d'interet par les pouvoir publics pour Ricardo.
Tooke est sceptique concernant l'auto régulation. Il faut parfois aider le marché.
Le président de la BCE suit une politique de règles. Les critiques disent qu'il faut être plus souple.
Rq :
Vision extansive et restrictive de M : ils sont en désaccord mais on tous les deux raisons car Ricardo raisonnait à LT et Thooke à CT. Il y avait une troisième école qui fit moins d'échos à l'époque. La banque libre. En accord avec l'école de la banque et était pour une emission libre, une véritable concurrence monétaire des banques. Ils sont contre un monopole d'emission. C'est la thèse de Ricardo qui l'emportera au 19ème. Act de peel. --> Monopole de la BA
Il y a un autre sujet qui est un sujet d'apparence exclusivement théorique mais qui est en réalité plus subtile que le précédent. Qu'il s'agisse de dire que l'inflation est un phénomène monétaire est une chose ( hume), mais il y a tout de même quelque chose d'un peu plus problématique : si on suit cette thèse de manière brute, on a l'impression que dès lors qu'on multiplie la quantité de monnaie par deux, les prix vont être multipliés par deux, or les choses ne sont pas aussi simples que cela mais là où il y a une forme d'ambiguïté c'est que Hume, pour illustrer son propos, faisait une expérience imaginaire; Il disait : supposez que des lutins ou des nains viennent la nuit prochaine mettre sous les oreillers de tout un chacun deux fois plus de monnaie que l'on a en notre possession. Que va t'il se passer ? De manière évidente, tous les prix vont doubler et le niveau général des prix va doubler : 2M --> 2P. La monnaie, selon la TQM, est neutre. Or, très tôt, pratiquement en réaction à David Hume, un économiste Français, qui a peu vécu en France, Cantillon est le premier à réagir contre cette idée de Hume. Son argument est que dans la réalité, quand il y a des injections de monnaie dans l'économie, quand de la monnaie nouvelle est crée, elle n'est jamais injectée de la manière de Hume. Il y a d'une période à l'autre des injections de monnaie, mais jamais de manière équi proportionnelle pour toutes les branches d'activités économique. Dans une économie de marché, théoriquement, les ressources productives ( W et K) vont vers les branches les plus productives. Ces branches n'ont pas toutes un même niveau de développement, il y a donc des différence de productivité et de rentabilité. Les ressources se déplacent d'une branche à l'autre, la croissance c'est le changement. Quand la monnaie est injectée dans l'économie elle est injectée en fonction de l'activité de ces branches. Il est clair que les injections de monnaie vont avoir un impact sur les prix relatifs, et il est donc erroné de dire qu'au fond la monnaie n'aurait pas d'impact sur les prix relatifs et qu'elle serait donc neutre. Cantillon considère qu'il faut envisager une autre forme d'intégration plus conforme à la réalité. L'inflation a bien une cause monétaire, mais il reproche que dans la vision quantitativiste de Hume, d'oublier les effets réels de la monnaie. On risque de mettre de côté tout un pan de l'analyse monétaire.
C'est un débat très lourd et très profond : la monnaie ne doit elle être qu'un voile ? Le problème est qu'à partir du moment où on dit que la monnaie peut avoir des effets réels on peut aller bien plus loin, mais Cantillon ne fait pas ce pas : il dit simplement que la monnaie peut avoir des effets réels, mais la tentation serait forte de faire un deuxième pas, la monnaie a des effets, donc on peut l'utiliser dans le but d'obtenir tel ou tel effet réel. Bien plus tard on redécouvre Cantillon, et que de fait, quand on parle de l'école du Free banking, qui est entre celle de la circulation et celle de la banque, certain ce sont engagé dans la voix de combiner les arguments de Free Banking et ceux de Cantillon. On s'engage sur ce sujet et on mets l'accent sur le rôle des prix relatifs. La théorie monétaire va évoluer. |
|  | | Payda

Messages: 49 Date d'inscription: 03/08/2007 Age: 23
 | Sujet: Re: [Cours première année] Analyse monétaire Jeu 10 Jan - 18:24 | |
| Section 2 : Des intuitions sur la demande de monnaie
Ces intuitions vont apparaître dans les écrits d'économistes célèbres, qui, chronologiquement se situent entre le dernier quart du 19ème et le premier quart du 20ème. ( 1875-1930 ) C'est une période incontestablement riche en rebondissements pour la science économique parce que dans le dernier quart du 19eme, naissent de manière simultanée, trois écoles connues sous le nom d'école néoclassiques : Lausanne avec pour chef de file Walras (mathématicien français devenue économiste), Cambridge Angleterre avec pour chef de file Jevons et l'école de Vienne/Autrichienne avec pour chef de file Carl Menger. Ces trois écoles ont des protagonistes ou des chefs de file illustres qui n'avaient au départ aucun contacts entre eux mais ces trois économistes ont écris des ouvrages importants qui sont maintenant fossilisés dans la littérature économique et qui vont développer des thèses très spécifiques. Il était très courant à l'époque de présenter ces trois auteurs comme s'ils étaient dans le « même panier », on parle d'union comme si ces trois écoles disaient la même chose, or il y a des différences énorme entre ces trois écoles. Si on devait, disons, dresser un tableau avec ressemblances et différences, il est vrai qu'il y a des ressemblances, mais il y a aussi des différences qui sont loin d'être mineures. La question est de savoir si les ressemblances sont plus importantes que les différences.
Ressemblances : ce sont des classiques, dans le sens où tous ces auteurs sont favorables au laisser faire, ils sont favorables à l'économie de marché. Il y a chez ces trois écoles un anti mercantilisme et anti protectionnisme évident. Mais ils sont néo classiques donc ils vont proceder à une critique interne : ils s'attaquent à la théorie de la valeur travail.
Différences : elles sont d'approches et d'enjeux; des différences méthodologiques.
L'ouvrage clé de Walras ( son successeur est Pareto), celui qui est le pivot de l'économie Walrasienne : « éléments d'économie politique pure ». Chez Walras, il y a une utilisation intensive des maths, la grande idée est que l'économie est une science que par son aptitude à utiliser les mathématiques. Pour lui on pouvait mettre toute l'économie en maths. De ce fait, il a élaboré une théorie, mais toute sa théorie est orienté sur un point majeur : faire la théorie de la valeur. Il voulait expliquer la valeur des biens. Il est le père fondateur de la théorie de l'équilibre général des marchés. Faire la théorie de l'équilibre général et celle de la valeur, c'est exactement la même chose. Celui qui, plus tard, reprendra toute la théorie de Walras, en utilisant d'ailleurs des mathématiques modernes,est un français, Debreu qui a travaillé en coopération avec Aarow. Debreu a écrit un ouvrage de 120 pages qui lui a valu le PN, sur les éléments d'économie pures. Il a reprit tout Walras, l'a démonté et est allé bien plus loin. C'est une économie NéoWalrasienne. Son ouvrage est « Théorie de la valeur ».
Jevons, Cambridge : le successeur de Jevons est un économiste encore plus célèbre, Marshall. Marshall a très lourdement influencé la science économiste. Ces auteurs cherchaient à être en prise directe avec la réalité : La monnaie, le crédit et le commerce. Marshall c'est beaucoup attaché à la méthodologie, au fait de savoir ce que devait faire la science économique. Pour Walras, c'est les maths, pour Marshall, surtout pas. Il était intéressé par l'utilisation des maths mais en l'utilisant dans les enjeux économiques. Marshall est le premier auteur a avoir découpé le temps en périodes : infra courte ( le moment), la courte période et la longue période, celle de la croissance. Ce découpage a été pour la première fois adopté dans la littérature économique sur des propositions de Marshall. Mais par distinction, Walras ne découpe pas du tout le temps en période, il est atemporel, il est statique. Pour l'école de Cambridge, les phénomènes économiques incorporent le temps. Marshall est celui qui a pour la première fois présenté un marché avec une courbe d'offre et de demande. Ils répondent donc à la question qu'est ce que la science économique ? Marshall : la science économique s'intéresse à tout ce qui peut être analysé en terme d'offre et de demande. Cette école de Cambridge va connaître des économistes très prestigieux, les élèves de Marshall : Pigou, Robbinson, Keynes ...Mais certains d'entre eux étaient des élèves dissidents. Keynes voulait rejeter tous les néoclassiques. Il a ouvert une nouvelle voix, et l'école de Cambridge aujourd'hui n'est plus constitués d'élèves de Marshall , mais de tous les dissidents qui se sont multipliés sous l'effet de Keynes et de Robbinson. Les vrais successeurs sont ceux de l'école de Chicago : Becker, Friedman ... Approches en terme d'équilibre partiel, Ceteris Paribus.
Ecole de Vienne : Ordre spontané opposé à l'école historique allemande ( inductive). Le marché est vu comme un processus contribuant à l'émergence de l'ordre spontané. Les maths ne sont pas necessaires. La dynamique économique : leur contribution est pour le moins originale. Le rôle de l'entrepreneur : influence de Cantillon réelle sur ces auteurs ; ce qui est remarquable, c'est que dans les autres approches, il n'y a pas d'entrepreneur, il n'y a que les producteurs. Entrepreneur innovateur : thèse à cause du mécontentement et de l'insuffisance de Walras. Monnaie : Menger lui même, c'est bcp intéresse à l'émergence de la monnaie, ce qui fait que nous en soyons venus à utiliser la monnaie. Une économie est monétaire ou elle ne l'est pas. Elle est monétaire parce qu'il y a des institutions qui font qu'elle est monétaire. Dans toute la théorie économique, la monnaie est un bien, parmi les autres ou il s'agit d'un actif. Ca c'est la FORME de la monnaie, il y a aussi le fond. Qu'elle puisse prendre la forme d'un actif, d'un bien, matériel, immatériel, soit, mais avant tout c'est une INSTITUTION sociale. Il y a analogie selon Menger entre la monnaie et le langage. L'émergence de la monnaie est analogue à celle du langage, elle est née à travers les échanges. ON en peut pas la manipuler n'importe comment, car elle risque de détériorer l'institution. L'incertitude et le temps jouent des rôles majeurs. L'appréhension du temps n'est pas la même chez les autrichiens et chez les néoclassiques : différence entre temps réel (Autrichiens )et le temps Newtonnien. (Walras)
Quand on parle du NéoClassisme, on ne peut mettre ces trois écoles dans le même panier. Mais malgré ces différences, on peut plus rassembler les deux premières écoles, mais pas du tout pour la théorie Autrichienne.
I/ L'approche Walrasienne
C'est une approche en terme d'équilibre général. Il s'agit d'étudier la valeur des biens sur le fondement de l'utilité marginale. Il pratique ce que nous appellerions, l'individualisme méthodologique, bien que cela peut prêter à discussion, mais il est certain que Walras ne fait pas d'Holisme méthodologique. Il considère qu'il faut faire du réductionnisme et partir de l'élément le plus petit, l'individu i . On est dans une économie d'échange, puisqu'on ne s'intéresse pas à la production. Chaque individu a une dotation initiale en B&S. Chaque individu est insatisfait de sa dotation, il va vouloir l'améliorer, et donc pratiquer des échanges.
Max Ui = Ui ( xi1, xij, ... , xin) fonction d'utilité subjective. sc
l'individu est confronté à ce programme de maximisation
Ici, l'individu est considéré comme un price taker. Il n'a pas suffisamment de pouvoir pour faire son prix et l'imposer aux autres, il n'y a pas de monopole, on est en concurrence. C'est une expérimentation individuelle. On parle de la fonction paramétrique des prix, les prix sont un paramètre. L'individu va trouver les quantités optimales.
1er théorème de micro : demande d'un bien j par i
xij = fj ( Pi1, ..., Pij, ..., Pin) Résultat tiré directement des CPO. Concrètement, cela signifie que si on donne à l'individu tous ces prix, le résultat est nécessairement un optimum pour lui. Point de tangence entre droite de budget et CI. Cette fonction de demande a une propriété importante : Leontief parle de postulat d'homogénéité. |
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